Par /Hannaoui Abou Yassine

À chaque fois que le Maroc intervient pour empêcher l’annulation d’une compétition africaine, le même refrain revient : accusations de favoritisme, soupçons de complaisance de la CAF, discours émotionnels déconnectés des réalités. Comme si l’organisation d’événements continentaux relevait de l’humeur ou de la sympathie, et non de dossiers solides, de capacités réelles et d’engagements contractuels
La vérité, pourtant, est implacable et dérangeante pour certains de nombreux pays africains ne déposent tout simplement aucune candidature pour accueillir les compétitions de la Confédération africaine de football. Les raisons;sont connues de tous; infrastructures insuffisantes, stades non homologués, déficit hôtelier, problèmes de transport et incapacité à respecter les cahiers des charges stricts imposés par la CAF; Lorsque les candidatures font défaut et que le spectre de l’annulation plane, le Maroc répond présent. Non pas en s’imposant, encore moins en forçant la main, mais en soumettant des dossiers complets, crédibles et immédiatement opérationnels. Pendant que certains pays choisissent le confort du rôle de spectateur, ils se découvrent soudain une voix protestataire une fois l’organisation attribuée
Le président de la CAF, Patrice Motsepe, l’a affirmé sans ambiguïté lors de la conférence de presse précédant la finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Maroc et le Sénégal. Interrogé sur la récurrence du Maroc comme pays hôte, il a livré une réponse d’une clarté désarmante : personne d’autre ne se porte candidat
Motsepe a cité des exemples précis et incontestables : la Coupe d’Afrique de futsal, la Ligue des champions féminine et la Coupe d’Afrique des nations féminine. Pour toutes ces compétitions, la CAF a ouvert les candidatures… sans recevoir le moindre dossier, à l’exception de celui du Maroc, qui a évité leur disparition pure et simple
Ces déclarations mettent à nu les discours de suspicion et révèlent le véritable malaise : le problème ne réside ni au Maroc ni au sein de la CAF, mais dans des pays qui crient à la marginalisation tout en étant incapables de produire un simple dossier d’organisation
Le développement du football africain ne se construit ni par les slogans ni par les lamentations de couloir, mais par l’investissement, la planification et la mise à niveau des infrastructures. Le Maroc, aujourd’hui, ne fait que payer le prix de sa réussite : une réussite fondée sur une vision stratégique, des investissements massifs et un professionnalisme reconnu à l’échelle continentale
La concurrence est ouverte, comme l’a rappelé Motsepe. Mais elle ne se gagnera ni par le bruit ni par la polémique. Elle se gagnera par des dossiers solides, des engagements respectés et une capacité réelle à accueillir l’Afrique









